Rédigé par L'équipe du blog
[8 jan 2009 | Un commentaire | ]

Après 3 mois à parcourir les terres de Saba, l’aventure Marek Halter raconte la reine de Saba s’achève en ce début d’année 2009.

Nous tenons à vous rassurer, l’ensemble des articles restent en ligne.

Marek Halter et l’équipe du blog remercient les 6000 visiteurs qui ont fait de ce blog en l’espace de quelques mois un lieu d’échange et de dialogue sur le fascinant personnage qu’est Makéda, …

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Rédigé par Erwan Chartier [8 déc 2008 | Aucun commentaire]
Les mukkarib, souverains de Saba

Dans l’Antiquité, l’Arabie du sud est parsemée d’oasis dans lesquelles se sont développées des agglomérations qui sont autant d’étapes sur les routes de l’encens et de la myrrhe. Ces villes deviennent parfois les capitales de vastes « royaumes caravaniers », dont le principal demeure longtemps Saba. Marib domine alors le sud de la péninsule. La cité est gouvernée par des personnages qui n’ont pas le titre de roi, mais celui de mukkarib, que les chercheurs traduisent par le terme de « fédérateur » ou de « rassembleur ». Ce titre sera employé jusque vers 550 avant J.C. par les Sabéens.
D’autres souverains de la région s’en revendiquent d’ailleurs. Le titre de mukkarib sera ainsi porté par un souverain du royaume d’Aswân et par deux autres du royaume du Hadramawt, au nord de Saba. Le titre sera également porté …

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Rédigé par Erwan Chartier [7 déc 2008 | Aucun commentaire]
L’Égypte au temps de la reine de Saba

Au début du Xe siècle avant notre ère, l’Égypte entre dans une période troublée – la Troisième période intermédiaire. Elle fait suite au Nouvel empire, époque durant laquelle se sont illustrés des pharaons comme Ramsès II et au cours duquel la civilisation égyptienne antique a connu un véritable âge d’or. Si, au temps de la reine de Saba et du roi Salomon, l’Égypte demeure donc l’une des « grandes puissances » de la région et continue d’influencer, notamment sur le plan culturel, ses voisins, elle n’a plus autant d’influence que précédemment. Elle rentre en fait dans un processus de déclin, marqué par un morcellement du pouvoir et du territoire.
En effet, à la fin du XIe siècle, Ramsès XI a perdu le pouvoir sur le pays, en raison notamment des grands prêtres d’Amon qui ont pratiquement fait sécession à Thèbes. Profitant …

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Rédigé par Erwan Chartier [5 déc 2008 | Un commentaire]
Yeha et le royaume du D’mt

Si l’âge d’or d’Axoum se situe au début de notre ère, cette civilisation est issue d’un long processus historique. Elle est probablement l’héritière de la culture sabéenne dans la corne de l’Afrique, dont les traces les plus anciennes semblent remonter au VIIIe, voir au Xe siècle avant notre ère. Plusieurs témoignages des Sabéens ont ainsi été mis au jour en Erythrée et dans le Tigré, notamment des bâtiments et des céramiques. Les Sabéens ont sans doute introduit l’écriture dans la région. Des inscriptions de l’époque révèlent l’existence d’un royaume indépendant, le Daamat, ou D’mt. Il entretient des relations culturelles avec l’Arabie du sud. Des similitudes sur le plan religieux ont également été constatées.

C’est le cas du temple de Yeha, du nom d’un village présenté comme le plus ancien d’Éthiopie.

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Rédigé par Erwan Chartier [4 déc 2008 | Aucun commentaire]
Le dieu Almaqah

Les religions sudarabiques du début du Xe siècle avant notre ère sont caractérisées par une multitude de divinités, adorées dans des temples monumentaux (comme celui de Bilqis à Marib), d’une classe sacerdotale puissante et d’une sacralisation des souverains.
Les temples sudarabiques se distinguent par leur plan, avec une cour centrale, entourée d’arcades sur trois côtés et d’une cellule, la « cella », fermant la cour sur le côté opposé à l’entrée. On y retrouve fréquemment de grandes colonnes ou de grands monolithes, parfois décorés de figures animales ou d’armes. Les rituels et les pratiques cultuelles nous sont, bien sûr, inconnus, mais l’archéologie nous livrent certains indices. Ainsi, des sacrifices étaient fréquemment organisés. En certaines occasions, des bouquetins étaient ainsi tués rituellement, peut-être pour faire pleuvoir. À cette occasion, le roi et les membres de la cour participaient à un banquet rituel.
La …

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Rédigé par Erwan Chartier [4 déc 2008 | Aucun commentaire]
Les mines du roi Salomon

Au XIXe siècle, un livre a contribué à populariser la reine de Saba et ses aventures avec le souverain des Hébreux : les Mines du roi Salomon.

Il est l’œuvre du romancier Henry Rider Haggard qui a lui-même été un grand voyageur. Il est paru en 1885, en pleine course à l’Afrique, lorsque les principales puissances européennes se sont lancées à la conquête du Continent noir. Même si les Africains y sont présentés de manière positive, ce qui n’était pas si fréquent à l’époque, ce roman n’est pas non plus dénué d’arrière-pensées politiques. En reprenant le mythe de la reine de Saba et de Salomon, et de la présence de leurs descendants en Afrique de l’est, il s’agissait de relier l’histoire africaine aux grands mythes européens.

Dès le début du livre, le héros Allan …

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Rédigé par Erwan Chartier [3 déc 2008 | Un commentaire]
Les temples de Bilqis à Marib

Découvert au XIXe siècle, le Arsh Bilqis (« trône de Bilqis »), est un temple dédié au dieu « Almaqah, seigneur de Bar’ân ». Cet édifice est l’un des mieux étudiés du Yémen antique, après plusieurs campagnes de fouilles menées notamment par des équipes allemandes entre 1988 et 1997. Il est situé en dehors de l’agglomération antique. Il comporte quatre phases de construction, correspondant chacune à des phases d’occupation s’étalant entre le IXe et le Ve siècle avant J.C. A l’ouest du temple s’élevait un portique monumental composé de six monolithes, décorés au sommet de denticules. Puis, un porche débouchait sur une cour bordée de portiques, où se trouvaient les autels et l’idole. Ce temple a été profondément transformé au début de notre ère et des aménagements ont été édifiés pour faire face à l’accumulation de limons. Il pourrait également s’agir d’un changement de pratiques rituelles. Le Arsh Bilqis …

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Rédigé par Samuel Mahler [3 déc 2008 | Un commentaire]
Le chapitre 26 du Kebra Negast

Le chapitre 26 du Kebra Negast se situe au moment où Makéda rencontre Salomon pour la première fois dans ses palais à Jérusalem. Souverain, il est aussi architecte et fait ainsi construire le grand Temple. Juge, savant, religieux, il s’exprime avec aisance mais aussi en toute humilité.
Le Kebra Negast est alors bien plus qu’une épopée nationale. Ce livre relate une aventure humaine et spirituelle, la rencontre de deux êtres en quête de sagesse et de vérité dans un monde agité.
Chapitre 26. Comment le roi parlait avec la reine.
La reine Makéda dit au roi Salomon: «Loué sois-tu mon maître parce que la sagesse et la connaissance t’ont été données. J’aurais sou¬haité être comme l’une de tes plus humbles servantes pour laver tes pieds et entendre ta sagesse, comprendre tes connaissances, servir ton royaume …

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Rédigé par Erwan Chartier [2 déc 2008 | Aucun commentaire]
Un alphabet original, le sud-sémitique

La quasi-totalité des alphabets utilisés actuellement en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient dérivent, semble-t-il, de l’alphabet phénicien à l’exception du syllabaire éthiopien. Or, ce dernier constitue le développement d’un alphabet archaïque, baptisé sud-sémitique et qui a donné également naissance à l’écriture sudarabique, utilisée notamment au Yémen par les Sabéens. Le sudarabique est donc l’écriture utilisée par la reine de Saba.
Les plus vieilles inscriptions découvertes remonteraient au VIIIe siècle avant notre ère. Mais leur perfection démontre qu’elles sont issues d’une longue tradition d’écriture dont la période de mise au point est difficilement datable. S’il a été utilisé dans le sud de l’Arabie et dans la corne de l’Afrique, son origine se situe probablement dans la région du Croissant fertile.
L’alphabet sudarabique compte vingt-neuf signes, représentant neuf consonnes, soit sept de plus que le phénicien et une de plus que l’arabe. À partir des inscriptions royales du VIIe siècle, …

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Rédigé par L'équipe du blog [2 déc 2008 | Aucun commentaire]
Le travail de documentation de Marek Halter

Marek Halter explique le processus de documentation qu’il a du effectuer en amont de l’écriture de son roman la reine de Saba.

Comprendre la reine de Saba à travers sa description dans les différents livres Saints, Bilqis dans le Coran, reine de Midi dans la Bible, a été un de ses premiers réflexes. Il s’est aussi imprégné de la culture Éthiopienne et des différents récits historiques d’époque. Les travaux de recherche d’André Malraux lui ont également permis de replacer la reine de Saba dans son contexte.

Enfin, Marek Halter raconte quelles sont les contraintes que rencontre un écrivain lorsqu’il fait d’un personnage historique le héros de son roman.


Le travail de documentation de Marek Halter

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Rédigé par Erwan Chartier [29 nov 2008 | 2 commentaires]
La reine de Saba dans l’Islam

Dans la sourate 27, le Coran évoque longuement la reine de Saba. Elle y est d’abord présentée comme une souveraine se prosternant devant le soleil et n’étant pas fidèle à dieu.

C’est pourquoi le roi Salomon lui intime l’ordre de venir à Jérusalem, après avoir appris son existence grâce à l’un de ses oiseaux enchanté, la huppe. Salomon est décrit ici comme un prophète, conduisant les ignorants à se convertir et à ne croire qu’à un seul dieu. À son contact, la reine se convertit au judaïsme.

“Seigneur, j’ai agi iniquement vers moi-même en adorant les idoles ; maintenant je me résigne, comme Salomon, à la volonté de Dieu, maître de l’univers” (sourate 27, 45). L’épisode du sol de cristal est également relaté : en entrant dans le palais de Salomon, elle croit voir une pièce d’eau alors qu’il s’agit de dalles de cristal et elle se …

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